Du modèle géocentrique au modèle héliocentrique

Du modèle géocentrique au modèle héliocentrique

Par les 1 ère – enseignement scientifique, encadrés par Mme Bourion

Durant de nombreux siècles les scientifiques ont débattu sur la place de la Terre dans l’Univers. Comment les scientifiques ont-ils prouvé que la Terre tourne autour du Soleil ? Remontons le temps pour comprendre comment les astronomes et physiciens ont pu mettre en place le modèle héliocentrique !

Nicolas Copernic

Nicolas Copernic est un astronome célèbre pour ses nombreux travaux, en particulier l’ouvrage intitulé “De revolutionibus orbium coelestium”. Dans cette œuvre, il explique les mouvements des astres par le modèle héliocentrique. Ce système héliocentrique s’oppose alors au géocentrisme qui place la Terre, immobile, au centre de l’univers. Dans ce modèle, le Soleil se situe au centre de l’univers et les planètes, dont la Terre, effectue une rotation autour. Les trajectoires des astres sont alors bien plus simples que dans le système géocentrique.

Tycho Brahe et Kepler

Tycho Brahé est un astronome Danois connu pour l’immensité des données astronomiques qu’il a recueilli au cours de sa vie grâce à des instruments de mesure très précis qu’il inventa. En 1572, il observe une supernova, puis en 1577, une comète. Une supernova est une explosion très lumineuse qui survient à la fin de la vie de certaines étoiles. Une comète qualifie un astre, qui présente un noyau brillant et une traînée gazeuse, décrivant une orbite en forme d’ellipse autour du Soleil. Il s’agit de modifications dans l’univers, qui est donc soumis au changement. Ces constatations s’opposent au modèle d’Aristote qui affirme que le monde au-delà de la Lune, dans le système géocentrique, est “parfait et immuable”.

A la mort de Brahé, son assistant Kepler reprend ses travaux et parvient à déduire les orbites des planètes et à énoncer des lois les caractérisant. Il introduit alors pour la première fois la notion d’orbite elliptique, abandonnant donc les mouvements circulaires parfaits des Grecs. Il montre ainsi que le mouvement de Mars suit une orbite elliptique : c’est sa première loi. Kepler a également montré que les plans des orbites planétaires passaient à travers le Soleil et non à travers la Terre, ce qui contredit l’une des affirmations du géocentrisme. De plus, il réalise des prédictions d’évolution de la vitesse des planètes sur leur orbite.

Galilée

De plus, en 1609, Galilée observe le ciel à l’aide d’une lunette astronomique. Il fait alors une découverte majeure ! En effet, il découvre que certaines étoiles tournent autour de Jupiter. Il s’agit de quatre satellites qui accompagnent Jupiter en permanence et qui, de fait, ne tournent pas autour de la Terre. Tous les astres ne gravitent donc pas autour de la Terre. Ses travaux s’opposent alors au géocentrisme d’Aristote selon lequel la Terre est l’axe central autour duquel tournent tous les astres. De plus, il observe les phases de Vénus, ainsi que variations des tailles de Mars et Vénus qui ne s’expliquent que dans un modèle héliocentrique Il est alors convaincu que la Terre est une planète comme les autres, tournant autour du Soleil, et défend ainsi le modèle de Copernic.

Newton

Par ailleurs, en 1687, la loi de la gravitation universelle formulée par Isaac Newton permet d’expliquer les mouvements des planètes ainsi que la raison pour laquelle les objets sont retenus à la surface de la Terre. La gravitation est décrite comme la force responsable du mouvement des planètes et des satellites et plus généralement comme l’attraction à distance entre deux corps qui possèdent une masse. Les trajectoires des planètes sont donc mises en équations et elles sont expliquées par la gravitation.

Pourquoi le débat perdure-t-il ?

Mais alors, pourquoi ne ressentons-nous pas les mouvements dûs à la révolution de la Terre autour du Soleil ? Cette question majeure du modèle héliocentrique a été résolue par Galilé qui nous explique qu’étant donné que nous accompagnons le mouvement de la Terre, nous ne pouvons pas le ressentir, c’est le principe d’inertie. Prenons l’exemple d’un trajet en voiture, ressentons-nous la vitesse de la voiture qui peut pourtant avoisiner les 100 kilomètres par heure ? Non. Cependant, depuis un trottoir, nous observons les voitures en mouvement, cela dépend donc du référentiel.

Aussi, un argument en faveur du géocentrisme, émis par Archimède, nous indique que si la Terre tourne autour du Soleil, nous devrions avoir, en juin puis en décembre, deux angles de vue différents sur l’univers et par conséquent observer les étoiles dans des positions différentes. Archimède étudie alors la position des étoiles de l’univers et constate qu’en juin puis en décembre, la disposition des étoiles dans l’univers était la même. Mais, en 1838, grâce aux progrès dans la technologie du télescope, Bessel, astronome allemand, observe qu’une étoile, relativement proche de la Terre par rapport à celles qui l’entourent, décrit une petite ellipse, ce qui ne peut être dû qu’à la révolution de la Terre autour du Soleil. C’est la parallaxe, c’est-à-dire le déplacement de la position apparente, d’une étoile par exemple, dû au changement de position de l’observateur.

Pour conclure

En conclusion, et après les nombreux et solides arguments énumérés, tels que la gravitation, nous pouvons voir que l’héliocentrisme est bel et bien la façon dont fonctionne l’univers. C’est grâce à d’éminents scientifiques comme Copernic et Galilée, mais surtout grâce à leurs observations, que l’humain a enfin pu mieux comprendre l’univers, et ainsi tourner le dos au géocentrisme, et adopter l’héliocentrisme.

Sources : 

https://www.icem-pedagogie freinet.org/book/export/html/31182 https://www.youtube.com/watch?v=yEYfUmQ5kmw&t=601s https://www.lerobert.com/google-dictionnaire-fr?param=parallaxe https://media4.obspm.fr/public/ressources_lu/pages_kepler/mctc-orbites-elliptiques.html Manuel d’enseignement scientifique 1ère, Belin

Interview d’Eratosthène

par Mohamed Frika et Joane Biabatatou, élève de 1ère A

Eratosthène est un philosophe, astronome, géographe et mathématicien grec, né en 276 AV. Cet homme a accompli plein de prodiges. Il a inventé le mot « géographie » d’aujourd’hui, fait des études et des commentaires sur plein d’œuvres dont une sur l’Iliade qui est rare à cette époque. Il a aussi écrit plein de livres. Il a réussi à calculer la circonférence de la Terre à son époque, c’est incroyable, impensable mais il a réussi et cela a été prouvé il y a quelques décennies grâce au satellite envoyé pour tourner en orbite autour de la terre. Et aujourd’hui en direct de la bibliothèque d’Alexandrie, nous allons voir comment il a réussi cet exploit !

La Structure des réseaux informatiques

La Structure des réseaux informatiques

Bonjour, je m’appelle Jean-Baptiste Samy et je suis élève en classe de 3èmeB au sein du lycée Charlemagne. Aujourd’hui, je vais vous parler de la structure et du fonctionnement d’un réseau informatique. 

Un réseau informatique est un ensemble d’équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par exemple, le réseau d’un collège, est composé : d’un modem routeur, d’un switch, d’une borne wifi, de serveurs, d’une passerelle d’Internet et d’une imprimante réseau.

Il existe différents types de réseau : Le réseau LAN (Local Area Network) : c’est un réseau interne d’une entreprise ou d’un collège, le réseau MAN (Metropolitan Area Network) : il concerne le réseau d’une ville et le réseau WAN (Wide Area Network) : c’est un réseau qui s’étend sur de très longues distances, à l’échelle d’un pays, d’un continent ou du monde entier. 

Un réseau informatique permet  d’effectuer de nombreuses opérations comme le partage de données entre différents utilisateurs, le partage des ressources physiques telles que l’imprimante, l’utilisation de certaines applications.

Un réseau informatique est constitué d’ordinateurs reliés entre eux grâce à des câbles de communications. Cette configuration est appelée topologie physique. Dans un réseau du collège, on utilise une topologie en étoile et dans le réseau Internet on utilise une topologie maillée. 

Merci d’avoir lut mon article.

Jean-Baptiste Samy , 3ème

Les réseaux informatiques … et comment ils ont changé notre façon de communiquer

Les réseaux informatiques … et comment ils ont changé notre façon de communiquer

La communication informatique était l’une des portes que l’homme n’arrivait pas à ouvrir jusqu’à l’installation des réseaux informatiques. 

Tout y est pensé et défini de façon précise. 

Par exemple tous les équipements ayant leur propre adresse IP, aucune confusion n’est possible lors des transferts de données. Le serveur DNS (Domain Name Service), de son côté, joue le rôle d’« annuaire » informatique. Autre exemple, lorsqu’une trame de données est transférée, les « coordonnées » nécessaires du passage d’un équipement à un autre sont transmises également. 

Bien sûre dépendant de la transaction, un langage (protocole) différent est utilisé : tel que le protocole HTTP pout le transport de données, de pages web (textes, images…) ou encore le protocole SMTP permettant d’envoyer des mails.

Le routage est le dispositif à travers lequel le chemin le plus rapide, mais pas forcément le plus court, pour atteindre le/la/les destinataires est choisi : c’est l’algorithme de routage. Lorsque les données sont enfin reçues elles peuvent être stockées dans différents types de périphériques et supports : clé USB, disque dur …

En conclusion, les réseaux informatiques ont drastiquement changé nos façons de travailler en société, maintenant certaine choses comme les transactions d’informations sont plus faciles, surtout lors d’un travail collectif (présentation ppt, projet commun au sein d’une société…)

Marie Hélène SAMBA, élève de 3ème B

La figure de la Terre, la mesure du méridien terrestre: Une aventure scientifique et humaine

A la moitié du 18ème siècle, bien que la forme sphérique de la Terre soit communément admise, quand survient la question de la forme de la Terre, les débats restent vifs.

Est-elle, comme l’avance Monsieur Newton, aplatie aux pôles ou bien, comme le dit Monsieur Cassini, aplatie à l’équateur ?

L’abbé Picard, ayant perfectionné à la même époque la méthode de triangulation, parvient à mesurer un degré de méridien au Nord de la France le trouvant plus grand qu’au Sud ce qui est totalement contradictoire avec les prévisions de Huygens et Newton. Ces derniers se basent sur leurs théories sur le mouvement de la Terre.

L’Académie des sciences s’en trouve divisée et certains académiciens convainquent le ministre des finances (Colbert) de l’utilité d’une entreprise d’envergure pour partir mesurer ce fameux degré de méridien en des lieux très opposés.

En effet, résoudre la question de la forme de la Terre permettrait d’achever la controverse scientifique qui anime depuis 50 ans les académies européennes.

C’est ainsi que, sur ordre du Roi, deux expéditions se mettent en route : l’une au cercle polaire, relatée par Monsieur de Maupertuis. L’autre à l’équateur, relatée par Monsieur de La Condamine.

A travers cet exemple les 1ère ont cherché à comprendre quel est l’importance des voyages scientifiques sur la connaissance ?

Voici le résultat de leurs investigations …

Bien avant le 18ème siècle, les travaux d’Ératosthène, philosophe et astronome grec né en 276 Av JC, permettent de calculer la longueur du méridien terrestre.

L’Abbé Picard utilise la triangulation pour mesurer la longueur du méridien terrestre 

Mais pourquoi partir et pourquoi si loin ?

Finalement un voyage scientifique, qu’est-ce que c’est ?

Bravo aux élève de 1ère A et B pour la qualité de leur travail et leur investissement qui a permis la réalisation de ce projet.